SF ou fantastique ?

SF ou fantastique ?
SF ou fantastique ?

Salon Fantastique (espace Champerret, 2018)

Héhé, cette année, un salon fantastique sous le signe du jeu de rôle et de l'écriture... :-)

Arrivée sur place, un vrai plaisir, motivant et régénérant, que de sentir l'ambiance, festive, chaleureuse, simple, amicale, de ce salon où les gens vont par plaisir et MONTRENT ce plaisir, ce qui n'est pas si fréquent que ça. Avec à la clef des costumes tous plus beaux les uns que les autres, en mode SF, fantasy, gothique, steampunk... plaisir des yeux !

À l'accueil, Antoine faisait partie des bénévoles, donc petit bonjour au passage.
J'ai bien sûr trouvé Benjamin aux tables de jeu de rôle, puisqu'il y était venu pour aider un ami à vendre son jeu. Il n'avait pas l'air très à l'aise... :-) Je crois qu'il se demandait un peu ce qu'il faisait là. 
Donc on a parlé, essentiellement écriture puisque mon roman publié était ma grande nouvelle du moment et que lui aussi écrit. Délai d'impression, date de sortie, réseaux sociaux, promotion de mon livre, il y en a des choses à dire sur un premier roman qui va être édité !! Et lui il continue à écrire à marche forcée, parce qu'en se forçant à écrire tous les jours, y compris tard le soir ou vraiment très tôt le matin, il va écrire beaucoup (plus que moi). Ok, très bien, mais il faut faire attention aussi à viser la qualité. Bon ok, là, je prêche pour ma paroisse. Est-ce que j'aurais fini mon roman plus tôt, est-ce que je l'aurais mieux écrit en me forçant à écrire plus souvent ? Je ne sais pas, mais je ne pense pas. Je n'avais vraiment pas les idées claires au début sur ce que je voulais écrire. C'est venu avec le temps, la décantation, la maturité peut-être. À force d'y penser, de retourner tout ça dans ma tête, j'ai fini par savoir ce que je voulais vraiment et ce que je ne voulais pas. Ce qui m'inspirait et ce qui finalement ne m'inspirait pas tant que ça. Ce qui me paraissait une bonne idée, et puis à la réflexion non.


Ecrire, encore écrire, toujours écrire... Mais rien ne sert de courir, il faut partir à point.   


Mais tout ça, je n'y ai pas vraiment pensé pendant ce salon fantastique, pendant que Benjamin me soûlait sur le thème "il faut te remettre à écrire ! Tout de suite ! Il faut sortir un roman par an ! Il ne faut pas que la pression de la publication retombe, il faut bourrer tes lecteurs de livres !". Oui, alors, comment dire, j'ai mis 15 ans à écrire le premier, ça te donne un indice sur ma vitesse de croisière ? Non, mon écriture se fera à mon rythme parce que c'est comme ça que j'aime écrire, et comme ça que j'arrive à écrire (on ne décide pas ses rituels d'écriture, il y en a qui marchent et d'autres pas).
Ecrire pour écrire ne m'intéresse pas, ce que je veux, c'est être exigeante dans mes textes, avoir quelque chose à dire, et le dire bien. Cela prend le temps qu'il faut, tant pis si c'est long.

Et on a parlé jeu de rôle, bien sûr, il était là pour ça. J'en ai aussi parlé avec son copain Virgile, et avec la fille qui tenait le stand. En fait, je leur ai aussi parlé de mon livre, et ils étaient très impressionnés que je sois publiée, c'était très agréable à voir !

Sinon, j'ai fait un tour parmi les exposants (quand même), c'est clairement plus orienté bijoux et objets en cuir, cosplay, déguisements, objets faits maison d'inspiration SF gothique fantasy que livres. Je plains un peu les malheureux auteurs qui peinaient à exister... d'autant plus que parmi ces malheureux auteurs, il y avait ceux des 5 Sens éditions, maison qui me publie... ça fait mal au moral. On va espérer que sur d'autres salons ça marche un peu mieux. Sinon, à part les réseaux sociaux, je vois pas comment faire. Les séances de dédicaces à la Fnac, c'est seulement quand on commence à être un peu connu, à mon stade, ça sert à rien...

Je me suis offert un pendentif pierre de roche :-) C'est mon 2e, j'aime bien ce type de pierre, elles sont jolies je trouve. Bleutées, c'est ma couleur préférée !

J'ai aussi assisté à une conférence, sur la science dans la SF : "HP Lovecraft, Henrietta Leavitt, Christopher Nolan, quand l'histoire de l'astronomie et celle de la science-fiction s'entrelacent" : où on voit que l'une inspire l'autre et vice-versa. Ursula Le Guin a inventé l'ansible, dispositif théorique permettant de réaliser des communications à une vitesse supraluminique. Einstein soulève la question de la relativité et des distances/temps à parcourir pour explorer une galaxie, ce qui incite les auteurs de SF à intégrer cette problématique dans leurs histoires, voire à en faire un des axes narratifs essentiels (cf L'orphelin de Perdide de Stefan Wul).
Il ne faut pas oublier le désenchantement de la science avec la bombe nucléaire, les horreurs de l'Histoire avec les guerres, les dictatures et le nazisme... Cela entraîne des dystopies et du post-apocalyptique dans la SF. On a pu reprocher à la SF d'être trop négative, mais est-ce elle qui est trop négative ou le monde réel dans lequel elle est née ? Le XXe siècle est marquant à cet égard, et dans tous les types de productions artistiques et intellectuelles, pas seulement en SF.

Je suis sortie de ce salon (2 jours) assez lessivée, mais heureuse quand même parce que ça a été riche et productif de bavarder avec tous ces gens. Si seulement ça pouvait se reproduire plus souvent !


Création : 4/11/18

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