SF ou fantastique ?

SF ou fantastique ?
SF ou fantastique ?

Salon du livre (parc des expositions, 2019)

Une édition placée sous le signe du livre du futur !
Un salon très profitable cette année, j'ai appris plein de choses. Les tables rondes sont vraiment très bien faites.
Donc bilan : 

[Note : RS = réseaux sociaux ; FB = Facebook ; TT = Twitter ; IG = Instagram ; YT = Youtube ; SFFF = science-fiction, fantastique, fantasy]

Une aventure éditoriale : ZOOM SUR L’ÉDITION SCOLAIRE
Vendredi 15 mars à 11h


Secteur éditorial en perpétuel renouvellement, l’édition scolaire doit faire preuve d’adaptabilité et d’innovation pour proposer un contenu de qualité aux élèves et aux enseignants. Des éditeurs de manuels et ressources pédagogiques seront présents pour raconter cette aventure éditoriale exigeante. Une occasion privilégiée de découvrir la variété des métiers propres à ce secteur de l’édition (délégué pédagogique, iconographe…).
Avec : Celia Rosentraub (Présidente de l’association Les Editeurs d’Education, Directrice générale Hatier et directrice e-éducation Hachette Livre), Noémie Coquet (éditrice Secteur primaire, Belin Education), Gaëlle Mary (iconographe, SEJER) et Sébastien Debrune (délégué pédagogique, Editions Magnard).

Au Forum des métiers, on a des informations sur les métiers de l’édition scolaire.
Parmi les métiers : auteurs (les profs), graphistes, illustrateurs, iconographes, éditeurs, délégués pédagogiques (ils font le tour des établissements scolaires). La créativité est la bienvenue, mais toujours dans le cadre du ministère.
Les éditeurs travaillent dans l’urgence : ils reçoivent les programmes seulement quand le ministère veut bien les donner : ils ont un an pour fabriquer les nouveaux manuels.

Aujourd’hui, la version numérique est systématique en cas de nouveaux manuels : elle connait un développement important mais irrégulier. Les enseignants l’utilisent de plus en plus, mais à part quelques cas, elle reste un accompagnement du papier. Or il y a des outils numériques qui sont indépendants du papier : des outils enrichis, des animations, des activités proposées, des cartes animées, des vidéos, de l’audio, des BDD, des plateformes d’exercices...
Beaucoup d’innovations possibles avec le latin et le grec.
=> Il y a des maisons d’édition scolaire spécialisées dans le numérique !

L’association Les Editeurs d’Education s’occupe de manuels scolaires, mais aussi de parascolaire et de pédagogie. Le parascolaire est un segment important, concurrentiel, qui évolue beaucoup, avec beaucoup d’innovations.


LE GRAND PORTRAIT / YSLAIRE : LE CHANTRE DU ROMANTISME + Dédicace

Vendredi 15 mars, 16h

























Il parle tellement bien... Il est passionné par ce qu’il dessine, il documente ses histoires avec des recherches historiques, il s’inspire et s’immerge dans d’autres œuvres incontournables (Les Hauts de Hurlevent !), il est habité par ses personnages y compris par les plus sombres, il est tout simplement merveilleux ! J’ai adoré l’écouter, et je lui ai dit qu’il m’avait inspirée pour l’écriture de mon roman. Il était ravi ! Une belle rencontre.


Les possibles du futur / Les réseaux sociaux et les mutations numériques du livre

Vendredi 15 mars à 17h

Les réseaux sociaux dessinent aujourd’hui des perspectives inédites pour le livre. Cet avènement, synonyme de nouveaux défis, transformera-t-il à terme l’écosystème général de la chaîne du livre ? Telle est la question qui est au coeur de cette première rencontre autour des Possibles du futur.
Avec Glenn Tavennec (Directeur de la collection R, Robert Laffont), Stéphanie Vecchione, Renny Aupetit (Directeur de la librairie Le comptoir des mots) et Bertrand Puard (Casterman)
En partenariat avec
Le Labo de l'édition

On peut écrire et publier des romans via IG (mais il faut oublier la rémunération et les prix littéraires...).
On a déjà fait un Facebook-Live d’un salon littéraire : les internautes ont joué les libraires, les rôles ont été redistribués.
Il y a plus de communication aujourd’hui avec les lecteurs, grâce aux RS, aux blogs, aux chaines Youtube.
Il faut trouver les influenceurs sur chaque RS. Il faut éditorialiser son contenu sur chaque RS, donner une image et du contenu, utiliser son public comme autant de relais. Il faut parler de ses nouveaux projets aussi.
On peut demander leur avis aux lecteurs, même avant la version finale et la publication, avec du « work in progress ». C’est ce qui se fait par exemple avec Netgalley.

LE GRAND PORTRAIT / JEAN VAN HAMME, LE MIDAS DU SCÉNARIO


Samedi 16 mars à 16h

Le scénariste de Thorgal ! Je me suis inspirée de ce personnage pour créer Gwern...




Les possibles du futur / Le livre du futur

Samedi 16 mars à 17h

De la BD au roman en passant par la jeunesse, nombreux sont aujourd'hui les auteurs à utiliser la technologie pour proposer des formes innovantes de création littéraire. Ces expériences narratives numériques originales ouvrent de nouveaux horizons créatifs et permettent de mener toujours plus loin l'expérimentation en matière littéraire. Au point de dessiner le livre du futur ?
Avec Samuel Jan et Martin Page (Emma, La Marelle), Camille Duvelleroy (Panama Old Brown, Sarbacane / Arte / SuperSimone) et Karine Duperret (L'Apprimerie)

Ces livres sont concoctés par des artistes qui peuvent être en résidences d’artistes parce que ce sont des prototypes, des objets d’art uniques : leurs créateurs ne peuvent pas (encore) en vivre.

3 projets :

1-un livre numérique à 4 mains, format ePub, à La Marelle, résidence à Marseille : Emma et la nouvelle civilisation, Martin Page et Samuel Jan, éditions La Marelle 
Ecriture (par l’un) et animation (par l’autre) avec un livre numérique. Il y a des liens entre les mots, la mise en forme, l’animation. C’est de la pluri-création, à plusieurs ou pas. Il y a de la typographie, du webdesign : couleurs de la page et du texte, taille des caractères, orientation du texte... On peut dire plusieurs choses, plusieurs émotions à la fois avec le texte ET la mise en forme ET l’animation : on transmet plus d’émotions, de sensations. Pluie, vague, vent, rythme heurté, calligramme en mouvement, nuage de mots... Une lettre peut se transformer en une autre, un mot en un autre, 3 adjectifs/adverbes peuvent être interchangeables à un endroit : tout peut changer. On peut aussi jouer avec les caractères spéciaux, la ponctuation, l’écriture l33t...
On visualise bien la Horde du Contrevent et la Maison des Feuilles avec ça.

2-l’Apprimerie : éditions interactives 
Ce sont des projets mixtes : livres numériques / augmentés / ebooks / crossover (« mélange », « croisement », « métissage », « hybride »), anaglyphes (images faites pour être vues en relief).
On y ajoute tous types d’illustrations, musiques, vidéos, liens, sons. On peut faire du théâtre, de la poésie. L’idée est de créer une collection à partir de l’écriture et non d’un thème.

3-Super Simone (Camille Duvelleroy) 
est une artiste qui travaille sur des supports mixtes, avec des trucages, de l’interactivité dans la narration. Par exemple, elle raconte une histoire sur un téléphone. Elle part de la narration et elle voit ce que ça donne avec différentes technologies. Elle a surtout fait une BD où on fait défiler les différentes animations à son rythme.
Le modèle économique est pour l’instant inexistant car ce sont des créations pures, il n’y a pas encore de publics / de marché. La créatrice vit de subventions.

En conclusion :
-quels lieux de résidences de création artistique à Paris ?
-l’expérience de lecture est déplacée, du livre papier à un univers numérique interactif
-on utilise la technologie pour améliorer / transformer l’objet livre
-il s’agit de fabriquer un objet et pas seulement de créer une œuvre littéraire.

Les possibles du futur / Ces futurs objets de lecture

Dimanche 17 mars à 17h

À quoi ressemblera la lecture demain ? Alors que les téléphones mobiles sont utilisés pour regarder des vidéos et que les montres connectées servent à consulter sa messagerie, de nouveaux services de lecture, plus adaptés aux usages des nouvelles générations, sont aujourd’hui proposés. Ces possibilités offertes par la technologie constituent-elles une réponse au grand défi de la démocratisation de l’accès aux livres ?
Avec Frédéric Martin (fondateur de L’OVNI), Luc Bourcier (directeur général d’Izneo) et Laetitia El Ouaride (Dupuis).

Parfois ces objets ramènent des non-lecteurs vers la lecture. Objets connectés, objets qui n’existent pas encore, qui existeront dans 10 ou 15 ans : à quoi ressemblera la lecture, les pratiques de lecture dans le futur ?

3 projets :

1-Webtoon Factory édité par Dupuis édite des comics accessibles sur smartphones.
Ils sont ancrés dans les goûts et les pratiques des jeunes accros à leur téléphone. Ils se lisent de haut en bas, par épisodes, comme une série TV, ils durent 3 mn, accessibles par une WebApp. Les 1ers épisodes sont gratuits, ensuite c’est un abonnement. C’est donc totalement adapté à la technologie existante.

2-L’OVNI : https://lovni.com/
Une application de littérature numérique et d’images, accessible sur téléphone et non sur tablette, vue comme plus élitiste que le téléphone.
L’idée est de créer une plateforme qui regroupe tous les livres qu’on peut lire vite, par exemple dans le métro. Ce sont des œuvres uniques, publiées chez tous les éditeurs traditionnels, mais avec des illustrations spécifiques. Ça représente juste quelques minutes de lecture, le temps est indiqué. Les œuvres peuvent être ludiques, mais le travail éditorial est sérieux.
On peut y intégrer des URL, les relayer sur les RS, l’envoyer par mail...

Utiliser la Nintendo switch comme plateforme en ligne pour des récits graphiques (BD, comics, mangas, webtoons...). On vise, non les lecteurs de BD, mais ceux qui utilisent l’art numérique (musique, jeux vidéos) et qui ne lisent pas beaucoup. C’est une vente à l’unité, ou par abonnement, comme Netflix. Il y a des extraits gratuits.
Enjeu : capter l’attention de gens sur-sollicités, avec la concurrence de toutes les formes artistiques, le Web, les RS. Les œuvres d’art sur smartphones en sont-elles vraiment, ou sont-elles des gadgets ? Vise-t-on l’élitisme ou le populaire ? On peut aussi penser aux objets connectés pour écouter un livre audio (exemple : une montre pour lancer la lecture d’un livre audio), ou un livre dont vous êtes le héros (avec la reconnaissance vocale).

⇒ Ces nouvelles expériences de fictions entraînent un nouveau storytelling.


LES LITTÉRATURES DE L'IMAGINAIRE - Lecteurs et prescripteurs

Organisé par le Centre national du livre et les éditions La Volte
Lundi 18 mars, 15h

Longtemps ignorées des canaux traditionnels de prescription, les littératures de l’imaginaire favorisent des modes de recommandation divers. Clubs de lecteurs, communautés de fans ou blogueurs, les lecteurs sont devenus des prescripteurs, favorisant un partage plus immédiat et une logique d’appropriation naturelle. Ces lecteurs ont-ils été pionniers ? Ont-ils instauré de nouveaux rapports entre éditeurs, libraires et lecteurs ? Comment sont-ils perçus par les foyers de prescription généraliste, bibliothécaires, enseignants ou critiques ?
En compagnie d'Élodie Mougin (Eloobook @eloobook) et de Stéphanie Nicot (Imaginales @StephanieNicot), Mathias Echenay, gérant des éditions La Volte, échangera autour des littératures de l'Imaginaire sur les figures des lecteurs et des prescripteurs. Qui sont-ils, comment procèdent-ils, peuvent-ils être l'un et l'autre et quels sont les enjeux ?




Constat, expliqué par Stéphanie Nicot : la SFFF a de plus en plus de lecteurs, mais en France, il y a une rupture entre la science et la littérature, et l’imaginaire est mal vu face au réalisme. Donc les prescripteurs établissent une hiérarchie des littératures et ne relaient pas la SFFF. Les organes institutionnels ne donnent pas de visibilité à la SFFF qui est ostracisée. Donc ce sont les blogueurs et Youtubeurs qui font le travail que les autres refusent de faire. La SFFF a dû se construire ailleurs que dans les réseaux traditionnels, donc elle a créé ses propres instruments de promotion, ses prix, ses concours, ses festivals, ses tables rondes et conférences, ses sites, chaines Youtube et réseaux sociaux.
Mais il y a beaucoup de choses qui changent ces derniers temps, il faut être optimiste. Les nouveaux médias et les jeunes envahissent la SFFF.
Il faut aussi expliquer ce qu’est la SFFF, une forme de militantisme, auprès des éditeurs, libraires, bibliothécaires, enseignants. Éviter peut-être aussi de mettre trop d’étiquettes.
« Ceux qui forment le goût (bibliothécaires, libraires, enseignants) doivent eux-mêmes être formés à la diversité de la littérature » Stéphanie Nicot
Courir les bibliothèques, les librairies, les festivals, c’est pour une maison d’édition comme La Volte, pas pour moi.
Voir les médias sociaux alternatifs : Mastodon, etc.
Par exemple :
Lire :



Beaucoup de matière à réfléchir.

Et puis mon éditrice ! Les 5 Sens éditions




Création : 19/03/2019

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